14 août 2016 – Rencontre avec Françoise Grataloup, peintre

Son travail de création ne s’inscrit jamais dans un « style définitif ». Il s’effectue généralement par séries, d’une dizaine de formats. Le jeu de matières constitue un élément récurrent dans sa démarche. Après une préparation minutieuse, le travail s’effectue par strate, simultanément sur les différents formats, à l’exception de la composition du collage, déterminante pour l’équilibre de l’oeuvre finale. Ces collages sont réalisés à l’aide d’affiches soigneusement choisies puis prélevées, à la manière des Décollagistes. Dans d’autres cas, il s’agit de papiers réalisés à part, à l’aide de différents outils et médiums, spécialement pour la série en cours. De ce travail, est née une exposition d’une belle unité, chaleureuse et équilibrée.

« Nul besoin de figurer: ma peinture est abstraite, avec un souci permanent de recherche d’équilibre. C’est le jeu de matières qui constitue la base de mon travail: acrylique, encre, pigments et collages en sont les principaux éléments. »

Inspirée dans cette série par les couleurs de l’Inde et sa grande diversité sociale, la peinture de Françoise Grataloup, riche et élaborée, nous offre de belles plages de bleu et d’ocre, où se superposent en une transparence sensible toute une gamme de dégradés.


Françoise Grataloup parle ici de sa démarche artistique, de son travail, de son rapport à la création. 

Entretien réalisé le 6 août 2016 à Saint-Bonnet-Le-Château par Eléonore Plard

 

 

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12 Juillet 2016 – rencontre avec… Sebastien Alibert

Découvrir l’entretien réalisé par Eléonore Plard (Juillet 2016)

alibert_juillet2016Après un CAP et un bac professionnel en artisanat d’art à Aurillac, il fait trois ans à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Etienne et termine avec un BTS en communication visuelle.
Il exerce le métier de sculpteur et peintre, disciplines qu’il enseigne également à des publics adulte et enfant.
Il dit ne pas avoir de démarche artistique calculée. Néanmoins il travaille principalement la figure humaine, où il évoque toutes sortes d’émotions (solitude, désaroi, mise à nu), avec une touche onirique. Il dit « qu’il crée ce qu’il a envie, sans ligne directrice ».

Ses influences artistiques viennent beaucoup du cinéma, principalement italien (Pasolini, Antonioni). Néanmoins, il se nourrit de l’influence d’artistes très divers.
Ce qui l’intéresse dans la sculpture, c’est avant tout le rapport avec la matière, physique et brutal, qui est pour lui un exutoire. Il utilise des techniques variées telles que la taille sur pierre, le modelage, le coulage de bronze. Ce dernier travail est assez long, divisé en étapes distinctes : du moulage jusqu’à la sortie d’une épreuve en cire, destinée par la suite à la fonderie pour la réalisation de la sculpture.

Sébastien Alibert est un touche-à-tout, mais son rapport avec la sculpture est précis et puissant. A travers ses oeuvres, qu’il dote d’une forte tendance expressionniste, il nous touche et nous renvoie à des émotions profondes.