Exposition Mary Cody – au 6

De la peinture et de la laine : voilà les ingrédients avec lesquels Mary Cody crée une oeuvre profonde et tranquille.

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Mary Cody au KCAT – Tous droits réservés. 

Nous aimons beaucoup le travail de Mary. Les longs fils de laine qu’elle laisse échapper de ses tableaux et qui s’emmêlent au fil des expositions – Mary a exposé dans le monde entier – sont comme des lignes de vie qui rattachent ses tableaux au monde extérieur.

 

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Petit à petit, Mary enfouit sous la peinture toute une structure en fils de laine, sorte de support interne, quelque chose qui tient – vous tient – et aussi qui vous lie, à la vie, à l’enfance, au maternel peut-être.  Et la peinture se pose, se colle, s’emmêle à cette structure de fils jusqu’à l’épaisseur. Et bientôt les tableaux débordent du cadre, sur le mur, la peinture tenue par la laine.
Une étrange technique qui cultive l’art de tricoter la peinture.

 

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Parfois les fils de laine sont coupés.  Seule reste la matière. Jusqu’au trop plein. Et il s’en faut de peu que le sentiment du manque soit là, prégnant, presque douloureux.

Une très belle exposition à découvrir.

 

 

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Le KCAT, formidable centre d’art et d’études pour personnes différentes

 

En partenariat avec le centre d’art et d’étude KCAT (Kilkenny Collective for Arts and Talent), l’association Regards Sur, présente pendant le mois de juillet une exposition des artistes irlandais Mary Cody et Andrew Pike.

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Fondé en 1999, ce centre d’art,  est situé à Kilkenny en Irlande.  C’est un lieu axé sur l’art thérapeutique, qui s’efforce de créer un environnement dans lequel artistes, acteurs et étudiants de différents milieux peuvent cohabiter et travailler ensemble.

Promu par la communauté Camphill, le KCAT a dans un premier temps fait partie du EU horizon Program.

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Le centre met à disposition de ses membres, qu’ils soient handicapés ou non, une variété de cours et de studios pour stimuler leurs créativités (peinture, théâtre, céramique, dessin, photographie, sculpture, dance…).

Dans ces espaces réserver au développement personnel et artistique, où chacun travail à son propre rythme, les étiquettes n’ont pas lieu d’être. Les résidents sont encouragés à exercer leur art sous la forme et de la manière qu’ils désirent.

Les artistes sont encadrés par des mentors qui les guident dans tous les aspects de leur vie professionnelle. Fortement impliqué dans le domaine de l’art aussi bien sur le plan local qu’international, le KCAT s’intéresse au débat de « l’outsider/insider art ».

Mary Cody et Andrew Pike font partie du studio du KCAT, l’espace dédié aux artistes plasticiens.

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Festival art brut : événement à Cin’étoile

A partir du 20 juillet – exposition art brut à Cin’étoile

Un partenariat Regards Sur et Cin’étoile, en collaboration avec Luis Marcel, fondateur du musée d’art brut de Lapalisse.

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Le musée d’art brut de Lapalisse a fermé en 2015.

Il n’en reste pas moins une belle collection amassée par Luis Marcel, son fondateur et mécène infatigable de l’art brut pendant des décennies.

A partir du 20 juillet, Luis Marcel prête quelques-unes des oeuvres de sa collection (La Collection Idéale du Musée d’art brut de Lapalisse), afin que le publlic de Saint-Bonnet puisse en profiter. L’ouverture de l’exposition donne lieu à un événement art brut. 


Déroulement de l’événement du 20 juillet 2017

18h00  – Ouverture de l’exposition “art brut”,  avec des pièces de la Collection Idéale du Musée d’art brut de Lapalisse

19h00 – Conférence « Qu’est-ce que l’art brut? »  par Luis Marcel, fondateur du musée d’Art Brut ,  Président de l’association L’ART EN MARCHE (Lapalisse)

 20 h – Rafraîchissements et grignotages “Tout en couleurs”

20h30 – Film-documentaire « André et les Martiens », de Philippe Lespinasse, 2016, 66′

TARIFS : expo entrée libre, conférence/ pot et grignotage/film : 7 € / Film seul :4€ 


Le film : André et les Martiens, de P. Lespinasse, 66′

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C’est au peintre français Jean Dubuffet que l’on doit le concept d’Art Brut. Il constitue dès 1945 une collection d’objets créés par des pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques, et autres réprouvés. Qu’en est-il aujourd’hui de l’Art Brut ?

André et les martiens nous embarque pour une promenade bouleversante, dans une proximité rare avec des artistes « bruts » ou outsider, qui travaillent de façon solitaire et construisent des univers qui renversent nos perspectives sur l’art. C’est André Robillard qui nous guide. Sculpteur, dessinateur, musicien, découvert par Jean Dubuffet, il est devenu un des plus importants créateurs de l’Art Brut. Depuis 1964, il fabrique des fusils, des centaines de fusils pour « tuer la misère ».

Philippe Lespinasse interroge silencieusement l’extraordinaire des œuvres, la parole est aux artistes et à leur art. Il nous dévoile des mondes cachés que nous n’imaginions pas. Les artistes, eux-mêmes souvent en situation de handicap ou de marginalité, nous interrogent sur notre rapport à la norme et nous ouvrent des perspectives d’expression insoupçonnées.
L’Art Brut qu’est ce que c’est ? L’art brut est un vocable inventé par Jean Dubuffet qui qualifie l’inqualifiable : un art qui n’a ni caractéristique esthétique particulière, ni maître, ni code.
Avec :
André Robillard, guide et expert en art brut comme en art doux ; créateur de fusils inoffensifs.
Paul Amar, le pape des coquillages.
Richard Greaves, théoricien et architecte silencieux.
André Pailloux, cycliste amateur et inventeur du tourne-vent.
Judith Scott, tisseuse de cocons.

« C’est leur capacité d’invention, leur surgissement orphelin qui caractérise les œuvres d’art brut, capables de débarquer comme si rien n’avait existé avant elles. Rétives aux caractéristiques, rebelles aux analyses, répugnant aux familles, elles sont d’une force incandescente. » Philippe Lespinasse

Source information sur le film 

Festival art brut : Mary Cody

du 6 juillet au 30 juillet

Mary Cody

Dans le cadre de l’événement art brut

Mary Cody

Cette peintre irlandaise vit à Kilkenny, Irlande.
Elle est née à Kilmoganny (Irlande) en 1956. Elle a longtemps travaillé et habité L’Arche Community à Callan (Irlande), espace dédié aux personnes ayant des handicaps mentaux.  Elle rejoint le centre KCAT en 1999, puis y devient résidente.

Mary Cody a exposé son travail dans un grand nombre d’expositions et d’événements collectifs. En 2004, une de ses œuvres a été sélectionnée pour faire la couverture du National Intellectual Disability Database Report. 

La peinture acrylique a sa préférence. Elle pose des fils de laine sur la toile comme pour lui donner une armature fragile.

mary_01.jpgElle recouvre ces fils avec de la peinture dans un geste répétitif et soigné.  Elle travaille lentement, concentrée sur son geste. Mary travaille la couleur, mêlant laine et peinture

Cette merveilleuse artiste autodidacte possède une palette riche de couleurs vives et souvent joyeuses et nous offre dans une intuition géniale, des œuvres à la fois puissantes et sereines.
Evénement à ne pas manquer.

 

 

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Encore plus d’espaces…

Dans notre précédent article, nous mentionnions que l’espace du 13 rue de la Châtelaine n’était pas disponible.
Voilà que sommés par la réalité de chercher des solutions -de nouveaux espaces-, il est né dans notre esprit de nouveaux projets, de nouvelles envies.

L’ambition de l’association Regards Sur n’est-elle pas au fond d’animer, de participer à la vie de quartier et touristique du centre de Saint-Bonnet-le-Château ? Alors pourquoi se cantonner au 12 et au 13 ? Pourquoi ne pas remonter la rue e chercher d’autres lieux à investir ?

C’est que nous avons fait. Et nous avons le plaisir d’annoncer qu’une partie des expositions se tiendra au 6, un bel espace que nous occuperons cet été. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, l’espace du 13 s’est trouvé libre en août. 

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Nous voilà donc très heureux d’avoir en juillet deux espaces : le 6 en haut de la rue, donnant sur la belle place du Commandant Marey, un espace pour l‘Art brut avec Mary Cody et Andrew Pike, et le 12, l’espace fondateur, ouvert à Laurent Karagueuzian.

 

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En août, le 6 devient un espace « Art vidéo » avec la gracieuse présence des vidéos d’Eléonore. le 12 aura le plaisir d’abriter la belle peinture de Manfred Schling, et le 13 une installation et des sculptures-tableaux de Roger Benoit.

Quant à l’année prochaine, on ne vous en parle pas, mais vous imaginez la suite..

L’art dans tous ses états – Le projet de l’été 2017

Téélchargez le programme de l’été

En 2017, deux ou trois choses auxquelles nous croyons fermement

La découverte de l’art (contemporain ou pas) est une belle manière de rencontrer l’autre, les autres, qu’ils soient d’ici, d’ailleurs ou différents, et de se confronter avec la diversité et la complexité du monde des humains.

C’est pourquoi, en 2017, nous élargissons notre territoire d’exploration et proposerons cet été,  un regard sur l’art brut (en partenariat avec le KCAT), une ouverture à l’Europe avec l’invitation à exposer du peintre berlinois Manfred Schling, une exposition d’une jeune vidéaste (première expo vidéo à Regards Sur !), et toujours des représentants de l’incroyable vivacité de la création en France et dans notre région avec deux de ses représentants.

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Eleonore Plard – Vidéo « La lutte finale »

 

Vidéo, peinture, animation, sculpture, Irlande, art brut, handicap, Berlin, ateliers pour les jeunes, voilà quelques-uns des mots clés du projet 2017, L’art dans tous ses états, un projet qui veut inviter le public à rencontrer l’art contemporain, dans toutes ses formes et venu d’horizons proches ou lointains.  

Quelques détails en attendant plus !

  • La rencontre avec l’art brut avec la présentation des oeuvres de Mary Cody (peintre) et de Andrew Pike (créateur d’animations), tous deux résidents au KCAT, un centre d’art thérapeutique irlandais situé à Kilkenny (Irlande) et dédié aux personnes handicapées ;
  • la peinture en noir et blanc de Laurent Karagueuzian, un jeune artiste qui vit dans la Loire ;
  • une exposition des dernières oeuvres Manfred Schling, peintre berlinois représentant de la peinture informelle allemande, qui aime et connait bien la France ;
  • l’invitation d’Eleonore Plard, jeune vidéaste de Mayenne qui en sus de l’exposition animera un atelier vidéo en août pour les enfants et adolescents ;
  • et l’étonnant travail sur bois de Roger Benoit, sculpteur marseillais.
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Mary Cody – Acrylique
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Manfred Schling

 

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Laurent Karagueuzian

 

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Roger Benoit

 


En maintenant, nos petits soucis d’organisation ! 

Jusqu’à maintenant, et depuis 9 ans, les expositions étaient organisées au 12 rue de la Châtelaine, espace mis à disposition depuis des années par la SCI Crépinge, et au 13 rue de la Châtelaine, jusqu’à présent généreusement prêtée par la Mairie de Saint-Bonnet-Le-Château.

Cette année, le 12 rue de la Châtelaine reste à la disposition de notre action, mais malheureusement le 13 – le lieu relevant de la gestion municipale – semble voué à d’autres actions.

Nous voilà donc à la recherche active d’un autre espace pour présenter les artistes avec qui nous nous sommes engagés pour l’été, et notamment MaryC Cody et l’art brut, Eleonore Plard et Roger Benoit.  

Mais qu’à cela ne tienne, plusieurs pistes s’ouvrent déjà à nous. Et soyez certain(e)s que cette nouvelle donne nous permettra d’inventer un nouveau mode de rencontre du public. A suivre. 

Retour sur l’été 2016 avec Eléonore

Bonjour à toutes et à tous.

Voici avant l’annonce du projet de l’été 2017, un petit retour sur la saison 2016 avec un extrait du mémoire réalisé par Eléonore Plard à la suite de son séjour parmi nous l’été dernier.
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Eléonore a depuis l’été continué sa route puisqu’elle a passé l’automne et l’hiver au KCAT (kcat.ie), centre d’art irlandais pour personnes handicapées. Elle sera de retour parmi nous en août 2017, mais cette fois-ci comme artiste invitée, et nous aurons le plaisir de découvrir la série de vidéos poétiques, tragiques, et souvent très drôles, qu’elle a réalisées depuis plusieurs années.

Son travail au KCAT, qui semble la passionner, a abouti au développement d’un partenariat Regards Sur / KCat qui devrait se concrétiser cette année 2017 par une exposition d’art brut en juillet au 13 rue de la Châtelaine. Plus d’informations courant mars.

 

Mais pour le moment, retour sur un été plein de réflexions.
Une des missions de Regards Sur est de donner à voir à un public, pas forcément conquis, de l’art contemporain de qualité dans un cadre de convivialité. Une de ces problématiques est donc de faire en sorte que ce public entre au sein des espaces, ce qui n’est pas facile.

Eléonore a très vite constaté que nombre de gens jettent en œil, hésitent puis partent sans avoir franchi la porte. Et cette interrogation est devenue sa problématique.


Pourquoi les visiteurs sont-ils réticents à entrer dans les galeries d’art à Saint-Bonnet-le-Château ? Petite étude de terrain. Par Eléonore Plard. 

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Durant ces deux mois, j’ai analysé les réactions des gens face aux expositions, face aux œuvres, en tentant de tenir un journal de bord et en interviewant quelques-uns. J’aurais voulu que ce journal soit plus riche, mais les nombreuses tâches qui m’incombaient – et notamment accueillir et accompagner le public – étaient souvent en contradiction avec la disponibilité nécessaire à l’observation. J’ai aussi mené une dizaine d’entretiens semi-formels.

Cet été, j’ai remarqué que beaucoup de gens n’osent pas entrer dans les galeries : souvent, ils hésitent, et puis s’en vont. Souvent, les gens ne sont pas attirés, certains ont peur de ne pas « comprendre. »  Parfois si je les interpellais, certains osaient franchir le pas. L’accueil est très important, mais je crois qu’il ne faut pas les forcer, il faut savoir rester à une certaine distance pour leur laisser le choix.

La plupart de ceux qui entrent sont intéressés, curieux, et aiment avoir des explications sur une œuvre […]. Beaucoup ont discuté avec moi, pas spécialement sur l’art, mais sur leur vie personnelle. […] J’ai remarqué que la plupart des gens sont très bavards. Ils ressentent le besoin d’exprimer leur ressenti ou ce que leur évoquent les œuvres, qu’ils les apprécient ou non. Je les ai trouvés globalement très ouverts, curieux, même pour les personnes qui n’ont pas l’habitude de s’intéresser à l’art. J’ai aussi constaté que la plupart des gens savent tout de suite s’ils apprécient une œuvre ou non, dès le premier contact. C’est comme une rencontre, une expérience qui se vit directement. […]

Parfois, il faut du temps pour apprécier les œuvres. Par exemple, les œuvres de Marika effrayaient souvent les gens, de par l’atmosphère qu’elles créaient dans le lieu (des personnages inquiétants dans un lieu ancien un peu sombre). Mais une fois que les visiteurs avaient pris le temps d’observer des détails, de mettre des mots sur leurs émotions, ils se familiarisaient avec les œuvres et, au fur et à mesure, ils les voyaient autrement, c’est à dire que la peur qu’ils avaient pu ressentir à l’entrée dans la galerie, se transformait en un sentiment plus apaisé.

Beaucoup de personnes ont apprécié les vidéos d’artistes que nous proposions : certaines montraient comment les artistes travaillent, d’autres étaient de simples entretiens. Dans les deux cas, ils les trouvaient accessibles, et très intéressantes. On peut faire l’hypothèse que ces vidéos favorisent, pour ceux qui les regardent, une proximité avec les œuvres, ce qui facilite l’appropriation, tout comme les échanges que j’ai pu avoir avec certains visiteurs autour des œuvres leur permettaient d’avoir un regard moins distancié, et de dire des choses qu’ils n’auraient pas forcément pensé s’ils avaient regardé seul(e)s ces œuvres.

Je me souviens d’un échange avec un visiteur : (il m’a dit que), habituellement, il ne s’intéressait pas ou peu à l’art. Je l’ai invité à observer les œuvres de Françoise Grataloup de plus près, et là il m’a confié ses réactions : il m’a expliqué ce qu’il appréciait et ce qu’il aimait moins (dans les couleurs, l’écriture sur les journaux, la composition du tableau), ce qu’il pouvait percevoir de concret (formes animales) dans l’abstrait. Au fur et à mesure, j’ai constaté qu’il avait de plus en plus plaisir à en parler. Cela nous a permis de confronter nos points de vue, et pour lui de découvrir un langage plus “sensoriel”, qui lui était alors inconnu.

De mon côté, j’ai compris qu’il était important d’avoir des ressources pour faire découvrir les œuvres : il faut savoir débloquer une situation quand c’est nécessaire. Par exemple, ça peut être par l’humour, ou en provoquant un effet de surprise chez le visiteur ; ou bien donner une information, simple, concrète, mais sans intervenir dans l’émotion de l’autre, permet souvent de décharger une angoisse ou un blocage, en laissant une libre expression.

Quelques éléments dégagés des entretiens :
I. La plupart des gens interviewés ne fréquentent pas souvent les musées d’art contemporain. Les musées, considérés souvent comme « de l’art en boîte », devraient être plus accessibles. Ils plaident pour un “art dans la vie quotidienne”, dans la rue, ouvert sur les autres, et non pas enfermé dans des musées.

II. Pour certains, l’appréciation d’une œuvre sera différente suivant le contexte, selon les personnes avec qui ils seront par exemple. [Pour eux] l’échange est important, car il permet de mettre des mots sur ce qui est ressenti. L’ouverture et la disponibilité sont également nécessaires.

III. Pour tous les interviewés (sauf un), l’art est praticable par tout le monde, du moment qu’il permet une liberté d’expression, ou un bien-être au même titre qu’une activité de loisir, comme le jardinage par exemple, pour peu que la personne éprouve quelque chose de satisfaisant. Cependant, un des interviewés souligne que cela ne veut pas dire être un artiste et avoir du talent.