17 et 18 décembre 2016 : Portes ouvertes au 12 rue de la Châtelaine

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C’est Noël !

Regards Sur vous propose un WE « Portes Ouvertes » au 12 rue de la Châtelaine avec café et thés gourmands, vin chaud. De 10h30 à 19h

Spécial enfants 5-12 ans

 Ateliers « Bricolage de Noël » pour les enfants de 5 à 12 ans (4€)

Samedi et dimanche à 11h, 15h, 16, et 17h

Groupes de 4 enfants, inscription conseillée !! 

Pour tous ! Ambiance piano et chants

Samedi et dimanche à 11 h 30 : Venez chanter aussi

ET aussi, vente à emporter des produits du terroir et du champagne

Venez nombreux !

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Georges Bruchet au Prieuré de Saint-Romain-le-Puy – du 3 au 29 septembre

Une très belle exposition dans un lieu magnifique : Georges Bruchet a la chance de vous présenter ses sculptures en fer forgé installées du 3 au 29 septembre dans ce beau lieu de l’art roman. A ne pas manquer.

Ouvert tous les jours de 10 à 12 et de 14 à 19 h. Plus d’informations sur le site

NB – Georges Bruchet est un membre actif de Regards Sur depuis 3 ans. Il préside le comité de choix des artistes. Il est aussi le metteur en scène de toutes nos expositions.

28 août 2016 – Clôture des expositions « L’art à la Châtelaine »

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Avec la fin du mois d’août, les expositions se terminent mais c’est pour parler de demain qu’un petit pot de clôture a été organisé le samedi 27 août. La petite communauté de Regards Sur s’est réunie pour fêter une saison réussie. Eric Jousserand et Françoise Grataloup, artistes en août, étaient des nôtres.

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La nouvelle organisation mise en place par l’équipe de Regards Sur – des espaces ouverts 6 jours sur 7, 5 artistes invités pour un mois entier -, est une belle réussite et a fait ses preuves.

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La présence d’Eléonore Plard, jeune stagiaire étudiante aux Beaux-Arts d’Angers a été appréciée par tous. Sa disponibilité, son engagement, son intérêt pour l’art et les artistes, pour le public, et pour Saint-Bonnet-le Château n’y sont pas pour rien. Un grand merci à elle.

Les artistes ont remballé leurs oeuvres dans une atmosphère joyeuse et amicale. Nous leur souhaitons une belle continuation et vous donnerons de leurs nouvelles.

Après ce bel été, les projets sont nombreux. Nous vous tiendrons au courant.

L’équipe de Regards Sur.

 

L’atelier « peintre avec ses doigts »

S’inspirant de Marika, Eléonore a proposé vendredi 26 août deux ateliers de « peinture avec les doigts », un pour les enfants et un destiné aux adultes.  L’atelier a eu lieu dans la petite cour située au 12 rue de la Chatelaine.

Du papier, de la gouache et ses doigts… Et une grande facilité à créer, en direct avec ses émotions, ses humeurs, ses préoccupations PML

Question : sauriez-vous reconnaître les dessins des enfants (de 3 ans et demi à 11 ans) et des adultes ?

 

 

Quand Éléonore rencontre les œuvres de Marika…

Les œuvres de Marika m’évoquent un sentiment d’inquiétude. Ses personnages m’intriguent, m’attirent, mais je ne saurais expliquer clairement pourquoi. Ils semblent empreints de magie, sortis de rêves étranges, évoquant à la fois douceur et tristesse.

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Certains ont des yeux sans pupille, ils semblent vidés intérieurement, un peu perdus. On distingue beaucoup de personnages féminins, et des enfants difficiles  à repérer. Les personnages féminins ont un côté protecteur, mais paraissent parfois tristes. Souvent, deux personnages semblent en grande proximité – la mère et la fille, ou bien deux sœurs. Cela me touche particulièrement, c’est comme une fusion, un amour inconditionnel.

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J’aime beaucoup une des peintures où la mère pose une main sur la tête d’une petite fille, cette dernière semble apaisée.

Sur le grand format, à gauche et en haut, un ange noir semble vouloir retenir une femme endormie, qui elle, porte une robe blanche. Une fillette tombe, la tête la première.

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Tout en haut, une petite tête qui ressemble à un lutin. A droite, deux fillettes avec des ailes d’anges, et sur leurs têtes, comme des cornes qui poussent, de couleur orange. Elles flottent dans l’espace, heureuses d’être ensemble. Rien, autour d’elles, ne peut rompre leur union.

Des visages surgissent, nous fixant, comme pour parler, affirmer leurs présences. Ils sont noirs de peau, les yeux parfois blancs, un peu comme des fantômes.

Une femme englobe dans sa robe noire, une autre femme avec une longue chevelure blanche, comme si cette dernière séjournait à l’intérieur du corps de l’autre

. A gauche de l’oeuvre, une grande femme noire est protégée par un voile blanc. Elle semble une magicienne avec son grand chapeau noir légèrement pointu. Peut-être s’agit-il d’un haut chignon ? Elle observe cette femme qui ferme les yeux, au centre de la peinture. Cette dernière semble centrée sur elle-même. Elle paraît sereine, contrairement aux autres personnages. Ses mains sont posées sur ses cuisses, comme pour se protéger. Ses cheveux sont gris. A sa droite, une femme semble désorientée, salie, la paume de la main tournée vers le haut. Elle paraît jeune et vieille à la fois, comme si son corps était resté dans l’enfance, quand son esprit avait déjà vécu tant de choses.

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Dans ce tableau, comme souvent  dans cette série exposée, les cheveux des femmes remontent  vers le haut. Les créatures blondes semblent légères, elles volent. L’une d’elles a des ailes, on dirait un ange. Une autre m’intrigue : elle a un œil au niveau du cou. Ses cheveux s’élèvent vers une autre femme, qui a l’air plus jeune. Elle paraît heureuse. Toutes sont gracieuses, féminines. Leurs cheveux sont comme des liens, ondulant les uns vers les autres. Les femmes qui ferment les yeux semblent réconciliées avec elles-mêmes, avec autrui ?Quand d’autres paraissent déconnectées, cherchant encore …
Est-ce moi qui invente des histoires ? Peut-être.

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Sur un carton vertical, une femme-animal semble revenir de loin, avec une petite sur le dos. Elles nous regardent, disant « Hey ! Nous revoilà ! », comme après un long voyage… La mère a comme deux antennes sur la tête à la place des cheveux.

Ici, les personnages à gauche me font penser à une tribu. Ils sont proches, collés les uns aux autres. Ils ont l’air soudés, et ce sont plutôt des personnages masculins.

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Je distingue un androgyne. Il a un regard dur, et je n’arrive pas vraiment à distinguer s’il a des cheveux longs ou courts. A sa droite, un autre personnage, large d’épaules. A gauche, des personnages plus maigres. Une petite fille ange porte un soleil sur son pied droit, je trouve cela très poétique. C’est un peu comme si elle diffusait de la lumière vers les autres, comme une lueur d’espoir.

Tous ces personnages, ne font-ils pas partie d’une même famille ? Ou bien de plusieurs familles ? Une ou des familles à reconstituer, à rassembler ? Je réinvente ma propre histoire à travers eux.                                                                                                                              

Une chose est certaine, ils ne laissent pas indifférents. Ils nous invitent à plonger dans notre intériorité, notre intimité, laissent parler notre imaginaire et notre inconscient.

13 août 2016… les oeuvres d’Eric Jousserand se prélassent au soleil

Les belles céramiques d’Eric Jousserand, travaillées par la cuisson au raku semblent sensibles à la chaleur du soleil d’été de Saint-Bonnet.  La matière, les gris, les formes rondes éclatent sous la lumière et permettent de découvrir une oeuvre pleine de vie et de hasards.

Photos : Eleonore Plard

 

 


Technique du raku : La technique du raku yaki est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes peuvent être enfumées, trempées dans l’eau, brûlées ou laissées à l’air libre. Elles subissent un choc thermique important. La multitude des paramètres mis en jeu permet d’obtenir des résultats variant à l’infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d’objet unique.
Sources : wikipedia


 

 

14 août 2016 – Rencontre avec Françoise Grataloup, peintre

Son travail de création ne s’inscrit jamais dans un « style définitif ». Il s’effectue généralement par séries, d’une dizaine de formats. Le jeu de matières constitue un élément récurrent dans sa démarche. Après une préparation minutieuse, le travail s’effectue par strate, simultanément sur les différents formats, à l’exception de la composition du collage, déterminante pour l’équilibre de l’oeuvre finale. Ces collages sont réalisés à l’aide d’affiches soigneusement choisies puis prélevées, à la manière des Décollagistes. Dans d’autres cas, il s’agit de papiers réalisés à part, à l’aide de différents outils et médiums, spécialement pour la série en cours. De ce travail, est née une exposition d’une belle unité, chaleureuse et équilibrée.

« Nul besoin de figurer: ma peinture est abstraite, avec un souci permanent de recherche d’équilibre. C’est le jeu de matières qui constitue la base de mon travail: acrylique, encre, pigments et collages en sont les principaux éléments. »

Inspirée dans cette série par les couleurs de l’Inde et sa grande diversité sociale, la peinture de Françoise Grataloup, riche et élaborée, nous offre de belles plages de bleu et d’ocre, où se superposent en une transparence sensible toute une gamme de dégradés.


Françoise Grataloup parle ici de sa démarche artistique, de son travail, de son rapport à la création. 

Entretien réalisé le 6 août 2016 à Saint-Bonnet-Le-Château par Eléonore Plard